Résultats Évaluations des CP- Octobre 2018: interview du Ministre de l’Education, Monsieur J-M BLANQUER

« « En français, certains enseignants estiment que ces évaluations ne focalisent pas assez sur la compréhension…
Ce n’est pas exact. A l’entrée en CP, c’est évidemment la compréhension orale qui est sollicitée, aussi bien pour des mots isolés que pour des petites phrases. Il faut comprendre l’équation bien démontrée par les sciences cognitives :
compréhension écrite = décodage x compréhension orale.
C’est pour cela que la fluidité de lecture, testée en début de CE1, est aussi un facteur de compréhension. » »

Je serais reconnaissante ã Mr Blanquer de bien vouloir exposer pour nous l’OPERATIONALISATION de « cette équation bien démontrée par les sciences cognitives :
compréhension écrite = décodage x compréhension orale. »
……
« Ô Sciences cognitives, ……. »

Commentaires:
=> Il serait superflu de rappeler ici que lire en saisissant un à un les mots d’une phrase ne donne pas le sens de cette phrase…
=> Fut- elle lue, cette phrase, « de façon fluide » c’est- à – dire dans un décodage aisé…
==> Ce qui va donner sens à cette phrase, c’est
* le DÉROULÉ DES MOTS [- compris-],
* DANS LEUR ENCHAÎNEMENT

Savoir lire suppose alors:
+ Savoir lire les mots
++ Connaître/Découvrir le sens des mots
+++ Considérer les « mots – sens » dans leur enchaînement, dans leur deroulé.

Si la lecture laisse chaque mot de la phrase dans un état isolé, le sens ne peut être donné puisque ce n’est plus une phrase qui est lue mais une collection ( pas une suite!) de mots indépendants les uns des autres.
État qui ne peut produire du sens (= « mouvement vers »)

===> Question subsidiaire
:??? Compréhension écrite/ versus Compréhension orale =????

Le Rouge ? …Stylo ou Pastille?

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L’ECOLE, : Questions de FORME OU questions de FOND ?
Et si on tentait de glisser
– des bavardages sur la forme des évaluations
– vers des questions résolument centrées sur le FOND des préoccupations suscitées par l’école et le cinglant constat d’échec ?

Le stylo rouge a été jugé stigmatisant.
On a donc décidé de changer de couleur de stylo
Puis, constatant que le stylo, quelle que soit sa couleur, traçait des notes traumatisantes, on a proposé de passer à des lettres.
Lesquelles, avec leur “+” ou leur “-” très vite adoptés et déclinés, ont produit le même effet, jugé pervers: les élèves étaient toujours aussi “traumatisés”!
Voyons? cherchons bien!
Mais oui, les pastilles de couleur vont atténuer le dur choc résultant du constat de l’absence de pertinence de la copie!
Un peu de sérieux!
Et, -s’il vous plaît- beaucoup de respect !
Ne serait-il pas intéressant de se préoccuper
1) d’expliquer la simple réalité: c’est la copie qui est notée et non l’élève !
Oui, une évidence, bien sûr, qu’il convient semble-t-il de souligner
2) d’interroger l’élève,
** non pour enquêter sur le temps qu’il a consacré à sa leçon, l’ardeur qu’il y a mise, etc… : que peut-on faire de la réponse, quelle qu’elle soit?
RIEN!
Car la durée accordée à l’apprentissage d’une leçon, à comprendre une démonstration n’apporte rien à la quête d’informations.
Non!
** Il appartient à chacun de comprendre comment il s’y prend, “dans sa tête”:
Le réponse n’est pas aisée à découvrir par soi-même.
Le professeur devrait être là pour ce type d’aide.
En effet, traiter l’information (qu’il s’agisse d’apprentissages ou d’autres objectifs) demande la mise en oeuvre des spécificités de son propre fonctionnement cognitif, – sa propre façon de traiter l’information-
Et…
Et si on formait les professeurs?
Les deniers publics seraient utilisés dans un souci d’aide sur le fond.
Et non dans un souci de forme, destiné à apaiser
Oui, momentanément, très momentanément..
Car bientôt, c’est la pastille rouge qui sera traumatisante, décourageante, etc…
Et si le cadre de référence de l’école abandonnait la recherche du “comment ne pas décourager” au profit du “comment encourager?…
Avec l’objectif corollaire de conduire chacun à maîtriser sa propre façon de traiter l’information?
Ainsi, face au même cours, au même discours, quel qu’en soit l’auteur avec sa propre façon de traiter l’information, chacun saura comment “traduire dans son propre langage cognitif” ce qu’il reçoit .

« L’intelligence de la chose» serait alors toujours au R-V.

C’est à nous, chercheurs, enseignants, qu’il appartient d’être courageux au point de savoir dire à
l’ élève que sa copie est médiocre, même très médiocre ET
** avoir le TEMPS ( les deniers consacrés à “la réflexion sur les pastilles “-!!!- pourraient utilement être détournés) d’identifier avec lui les procédures ( au niveau dit “méta-cognitif) qu’il a mises en oeuvre pour traiter l’information concernée, qui n’aurait pas été traitée avec la pertinence requise.
** pour cela, prendre soin de former les professeurs à cette approche
Il s’agit ici d’ une démarche individualisée de recherche du mode d’emploi de l’intelligence de chacun.
Non pour chaque tâche!
Mais pour la vie

Blog de Gestion Mentale

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Bonjour,

Cet espace est dédié aux articles, commentaires et réactions sur l’actualité des difficultés du traitement de l’information et performances au travail (monde du travail ou scolaire).

Accroître ou maintenir les performances cognitives par un travail méta-cognitif.

Les prochains articles seront dédiés à l’explication des concepts de :
– méta cognition
– continuum des représentations mentales aux représentations sociales
– statut et rôle (“employeur / employé”, “enseignant / enseigné”, etc.)
– stress et traitement de l’information

J.Champredonde
Psychologue Sociale et du Travail